Il faut oser l'affronter...

Il faut oser l'affronter...
___ Chapitre 2 . ___

... et que la peur l'accompagne.


Durant le trajet je restai muette. Je senti les regards furtifs que me lançait Booth. Mais je ne pouvais pas le regarder. Je savais pertinemment que si nos yeux se croisaient il verrait que j'avais peur. Et ça ne pouvait pas arriver. Je n'étais pas censée avoir peur. J'étais Temperance Brennan, l'anthropologue qui n'avait peur de rien ni personne. A une exception près... Cette exception qui allait me serrer la main dans quelques minutes. C'était au dessus de mes forces. Quand Booth gara la voiture devant la maison des Rayner je lui dis que je ne me sentais pas bien et que je préférai l'attendre ici. Comme je m'en doutais, il avait sentit mon malaise et n'insista pas. Je le vis frapper à la porte et se présenter à Rayner. Il n'avait presque pas changé. A ceci-près qu'il faisait deux tours de tailles supplémentaires. Il avait toujours ce sourire hypocrite que je haïssais tant. Et même de là où j'étais, je pouvais voir ses dents jaunies par le tabac et l'alcool. Puis il laissa Booth entrer et quinze minutes interminables commencèrent. Je descendis jeter un ½il au jardin mais des souvenirs ressurgirent et je courus m'enfermer dans le SUV. Celui de mon partenaire. Même s'il n'était pas là, l'odeur remplissait l'habitacle et je me sentais en sécurité. Je me surpris à avoir de telles pensées. C'était totalement irrationnel. Je me penchai et allumai la radio espérant que la musique aiderait à me détendre. Ce qui fut réussi car j'étais en train de m'endormir lorsque Booth entra dans la voiture en faisant claquer la portière ce qui me fit sursauter.
- ça va mieux Bones ?
- Oui, oui. C'était juste une fatigue passagère, mentis-je. Alors, qu'est-ce que vous avez appris ?
- Les Rayner ont signalé la disparition de Cindy il y a onze mois. Trente-trois jours après la dernière fois qu'ils l'avaient vue.
- Ils ont attendu tout ce temps ? C'est bizarre.
- En fait, au début ils ont cru à une fugue. Apparemment ça lui arrivait souvent. Au bout de quinze jours ils ont appelé le foyer pour savoir si elle été revenue là-bas mais ils leur ont dit qu'il ne fallait pas s'inquiéter et qu'elle était sans doute en train de sillonner les routes avec une copine et qu'elle finirait par revenir quand elle n'aurait plus d'argent. Alors ils ont attendu mais après un mois sans nouvelles ils ont avertis la police.
Je hochai la tête et me décidai à poser la question qui me turlupinait l'esprit :
- Comment ont-ils réagit en apprenant la nouvelle ?
- La femme était effondrée et l'homme avait l'air abasourdi.
- Vous croyez que ça pourrait être lui qui frappait la victime ?
- C'est possible... Mais ça me paraitrait étrange. C'est une famille d'accueil depuis presque vingt ans, s'il battait les gosses on s'en serait aperçu à mon avis. Au moins sa femme et d'après moi elle serait incapable de faire de mal à une mouche.
J'acquiesçai en silence sachant pertinemment quoi penser. Mais je ne pouvais rien dire sans preuves sinon Booth se douterait de quelque chose. Je tentai tout de même quelque chose :
- Et depuis la disparition de Cindy ils ont eu d'autres adolescents en garde ?
- D'après le dossier ils en ont eu deux, fit-il an attrapant la pochette pour me la donner.
- Un garçon du nom de Louis Hunter pendant 5 mois. Agé de quatorze ans. Et une fille, Mackenzie Sturgis, quinze ans pendant quatre mois. La prochaine devrait arriver dans la semaine, Jennyfer Muse, seize ans. Et si on allait les interroger sur la façon dont ils été traités chez les Rayner proposai-je.
Booth répondit que c'était une bonne idée et qu'il allait chercher où ils se trouvaient. Mais avant il m'amena au Royal Diner afin de déjeuner. Nous discutâmes de l'enquête en cours bien sûr. Chose rendue compliquée par le fait que je devais faire attention à ne pas me trahir à chaque fois qu'il évoquait le nom des Rayner. Mais je m'en sortis assez bien. Au moment de payer l'addition, Booth reçu un coup de fil disant qu'on avait trouvé l'adresse actuelle de Sturgis et Hunter. La première vivait dans le foyer et le dernier dans une nouvelle famille d'accueil. – En route Bones, me lança-t-il.
Nous sommes d'abord allés au foyer...



___ TBC... ___


Chapitre avec peu d'action mais ne vous inquiétez la suite arrive et il y en aura un peu plus... Et comme d'habitude: Merci à ma puce pour sa relecture !!

# Posté le dimanche 31 août 2008 06:42

Modifié le mercredi 18 février 2009 10:18

Malgré la peine et les regrets...

 Malgré la peine et les regrets...

___ Chapitre 3. ___

Confessions


- Bonjour Madame, FBI. je suis l'agent spécial Seeley Booth et voici ma coéquipière le Docteur Brennan, nous présenta-t-il à l'accueil. Nous souhaiterions parler à Mackenzie Sturgis s'il vous plait.
- Elle a fait quelque chose de mal ? s'inquiéta la jeune fille.
- Non, non. Nous souhaitons juste l'interroger sur son passage chez les Rayner.
- Ha très bien. Mais allez-y doucement, elle n'avait pas le moral en revenant de cette famille. Booth me lança un regard éloquent : - Que voulez-vous dire ?
- Et bien, elle était plus craintive qu'à l'accoutumé et sursautait à chaque fois que quelqu'un la touchait. En plus, quand elle est revenue, elle a demandé à la gérante du foyer si elle pouvait y rester jusqu'à sa majorité car elle ne voulait plus aller en famille d'accueil. Mais elle vous expliquera cela elle-même. Je vais vous conduire à sa chambre. Elle y passe la plus part de son temps.
- Bien, merci, fit Booth en me poussant devant lui avec son éternelle main qui m'effleurait le bas des reins.
Arrivés devant la chambre 303, la brune qui nous avait renseignée frappa à la porte et une voix faible lui dit d'entrer. Ce que nous fîmes.
- Bonjour Mackenzie, commençais-je. Je suis le Docteur Temperance Brennan et je travaille, avec mon partenaire l'agent Booth, pour le FBI. Tu veux bien nous accorder quelques minutes ?
- Parce que j'ai le choix, ironisa-t-elle. Je souris devant sa répartie.
- Nous aimerions te poser quelques questions à propos de Nicolas et Esther Rayner. Je la vis se raidir à l'évocation de ce nom mais elle ne dit à rien alors je repris : Tu es restée quatre mois chez eux, n'est-ce-pas ? Elle acquiesça. Tout s'est bien passé durant tn séjour là-bas?
- Oui, ils étaient sympas. Ils me laissaient faire ce que je voulais : sortir le soir, regarder la télé...
- Quelqu'un nous a dit que tu étais sur le qui vive en rentrant au foyer il y a une raison particulière à cela ?
- Je m'étais fait racketter dans la rue quelques jours avant alors je me méfiais un peu, répondit-elle calmement. Trop peut-être. On aurait dit un texte appris par c½ur. Booth, sembla le remarquer aussi car il prit les choses en main :
- Ecoute petite, une fille de ton âge a été retrouvée morte. Elle aussi a vécu chez les Rayner et visiblement elle avait été maltraitée. Alors ce que je voudrais que tu nous dises s'il est arrivé à Esther ou Nicolas de te frapper.
- Et bien... Rayner m'a peut-être mis quelques gifles... murmura-t-elle. Mais je les avais toujours méritées. Il n'a jamais voulu être méchant, s'empressa-t-elle d'ajouter en voyant mon coéquipier prendre des notes.
- Hum Booth... Vous pourriez nous laisser seules quelques minutes s'il vous plait ? lui demandais-je en fixant Mackenzie.
- Enfin Bones, vous...
- Booth. Laissez-nous. Fis-je plus fermement. Il leva les yeux au ciel mais sortit tout de même de la chambre, me laissant en tête-à-tête avec la jeune rousse.
Je m'approchai d'elle et commençai à parler :
- Lorsque que j'avais ton âge, mes parents m'ont abandonnée et je me suis retrouvée en foyer. J'allais de famille d'accueil en famille d'accueil. Certaines étaient gentilles, d'autres moins. Et puis j'ai atterri chez un couple. Ils avaient l'air très bien en apparence. La femme était très attentionnée avec moi et l'homme... Je ne le voyais pas très souvent en fait. Je me sentais bien. Et puis après quelques semaines, j'ai remarqué que cet homme rentrait souvent soûl le soir. Plusieurs fois il est venu et m'a frappée. Il s'arrangeait toujours pour cogner à des endroits douloureux mais invisibles aux gens de l'extérieur. Mais quand il était énervé il lui arrivait de me donner des coups au visage et quand on me demandait ce qui m'arrivait je trouvais toujours une excuse pour le couvrir. Comme toi. C'est tout à fait compréhensible. Mais vois-tu, c'est différent maintenant. Une fille est peut-être morte par la faute de ce Rayner. Alors s'il t'a fait la moindre chose tu dois me le dire.
- Il a commencé à partir de la troisième semaine. Un soir il n'y avait rien à la télé et il s'ennuyait. Esther était sortie avec ses amies alors il est monté dans ma chambre. Au début j'ai cru qu'il voulait juste discuter. Et puis il a commencé à se rapprocher, à me caresser le visage et les bras. Et quand il a vu que je reculais il m'a agrippé la main et m'a tiré vers lui pour essayer de m'embrasser. Par réflexe je l'ai giflé. Et aussitôt il me l'a fait regretter. Il m'a mis un coup de poing et je me suis mise à saigner du nez. Et puis il a entendu la porte d'entrée claquer. Alors il est partit et m'a fait jurer de ne rien dire ou j'allais je le regretter. Les mois qui suivirent se déroulaient de la même façon. Tel ou tel jour, s'il avait trop bu ou s'il s'ennuyait il venait et se défouler sur moi. Esther le remarquait mais elle ne disait rien. Et puis un soir il est allé encore plus loin. Sa femme était en voyage et une fois de plus il avait trop bu. Sauf qu'il ne s'est pas contenté de me frapper comme il en avait l'habitude. Au bout d'un moment il devait trouver ça lassant alors il a commencé à me déshabiller. Et j'étais tétanisée en plus d'être affaiblie par ses coups. Je ne comprenais pas. Et d'un seul coup... d'un seul coup... Mackenzie étouffa ses sanglots avant de reprendre : tout à coup j'ai sentie son pénis me pénétrer. Et c'est là que j'ai réalisé ce qu'il était en train de faire. Alors j'ai essayé de crier mais il m'a assommée. Et le lendemain, je me suis réveillée nue sur mon lit. Les draps tachés de sang. Alors sans un mot je suis allée dans la douche et j'ai appelé ici pour dire que je voulais revenir. Mais ils ont voulut savoir pourquoi alors j'ai raconté des craques qui ont finalement marchés et j'étais de retour. Et je n'ai pas eu de nouvelles d'eux depuis avant que vous ne débarquiez, finit-elle, et en larmes elle se jeta contre moi.
Je fis de mon mieux pour la réconforter et je lui promis que ce salopard aller payer pour ce qu'il avait fait.




___ TBC... ___


Petit Chapitre dédicacé à ma Sweetie d'amour qui vieillit aujourd'hui =P [ Attention, l'année prochaine c'est la majorité ^^ ].

# Posté le dimanche 31 août 2008 06:43

Modifié le mercredi 18 février 2009 10:19

Au risque de sombrer à nouveau...

 Au risque de sombrer à nouveau...

___ Chapitre 4. ___

Découvertes.


Quelques heures plus tard, je me trouvais derrière la vitre sans tain, tandis que Booth interrogeait Rayner. Il était allé l'arrêter sans moi et avait commencé l'interrogatoire avant que je n'arrive. Rayner paraissait sûr de lui. D'après ce que j'avais compris il attendait son avocat et respectait son droit de garder le silence. On avait du avertir Booth que j'étais là car il se tourna vers moi et me fit signe de venir le rejoindre. Un dilemme s'imposa à moi. Si je n'y allais pas il me demanderait pourquoi et je finirai par lui raconter mon histoire. Si j'y allais, Rayner risquait de me reconnaitre et mon partenaire m'en voudrait de ne pas l'avoir prévenu. De toute façon, il le saurait d'une manière ou d'une autre. Autant tenter ma chance et espérer que la mémoire du suspect lui fasse défaut.
Je poussai donc la porte et vins m'asseoir à côté de mon partenaire sans un regard pour Rayner.
Celui-ci ne disait toujours pas un mot, mais quand je levai enfin les yeux vers lui un sourire s'étira sur ses lèvres. Et avant que Booth ne me présente il s'esclaffa :
- Ça alors. Tempe. Pour une surprise c'est une surprise. Tu travailles au FBI maintenant ? Comment se fait-il que tu ne soies pas venue m'arrêter plus tôt ?
- Je ne suis pas flic. Je suis anthropologue judiciaire. Il y a quelques jours j'ai examiné le squelette de Cindy. Qu'est-ce qui t'as pris ? Elle n'a pas voulut se taire ? Elle voulait te balancer ? Ou alors elle a résisté et ça ne t'as pas plu ?
- Qu'est-ce que tu racontes. Cindy avait disparu de la maison bien avant sa mort.
- Ce n'est pas la peine de me mentir à moi. Je sais ce que tu as fait. Ce que je ne sais pas c'est combien ont subit le même sort que Mackenzie et surtout combien tu en as tuées. Mais crois-moi je vais le découvrir.
- Et comment ? Tu espères me faire avouer des crimes que je n'ai pas commis ? Interroge les gens du foyer. Ils te diront qu'ils sont venus à chaque fois que nous avions un enfant en garde et ils n'ont jamais rien eu à nous reprocher. Et de toute manière...
La porte claqua, l'interrompant, alors que son avocat entra en trombe.
- Ne dites plus rien. Maitre Ritter, se présenta-t-il en me tendant la main, puis il voulut serrer la main de Booth mais celui-ci ne bougeait pas. Il avait les yeux rivés sur moi. Il ne comprenait sans doute rien à ce qui venait de se dire. Il ne détourna son regard que lorsque Ritter nous apprit que son client était libre.
- Pardon, m'exclamai-je. Comment est-ce possible ?
- Le témoignage de la jeune Mackenzie n'est absolument pas recevable. Elle n'a pas subit d'examen médical pouvant prouver son viol et d'après de nombreuses personnes, c'est une mythomane très convaincante. Et comme vous n'avez aucune preuve reliant mon client au meurtre de Cindy Kramer, il n'y a aucune raison de le garder ici plus longtemps...
Dégoutée, je me levai d'un bond et sortit de la salle en claquant la porte. J'avais besoin de me rafraîchir les idées. En passant devant la salle d'attente je vis Esther, accompagnée d'une jeune fille. Elle attira mon attention. D'une part parce que je savais ce qu'elle allait subir chez eux et que je ne pouvais pas l'empêcher et de deux car ses yeux me rappelaient quelqu'un. La forme de son visage aussi... Je secouai la tête : « C'est impossible voyons », me sermonnai-je d'avoir eu de telles idées. Je les chassai bien vite avant qu'Esther ne me voit. Puis je suis rentrée chez moi.
Je m'assis sur le canapé et laissa libre court à mes réflexions. Je ne pouvais pas croire que ce salaud allait s'en sortir. Pas après ce qu'il avait fait. Et ce qu'il allait encore faire à cette pauvre fille. Comment s'appelait-elle déjà ? Ha oui, Jennyfer. Un magnifique prénom... Prise d'un doute, je devais vérifier. Je me saisis du dossier qui trainer sur ma table de salon et vérifier les informations concernant Jennyfer Muse. Seize ans. Née sous X à l'hôpital Faith. Impossible. C'était tout simplement impossible. Je ne pouvais pas y croire. J'avais besoin d'en être sure. Je fouillai ma chambre de fond en comble avant de trouver ce que je cherchais.
Consciente que cela referait monter une foule de souvenirs encore plus cuisants que ceux de ces derniers jours j'hésitais à l'ouvrir... et alors que je me décidai, on sonna à la porte. Je déposais ce que j'avais dans les mains sur la table pour aller ouvrir. Booth. Evidemment.
- Bones, tempêta-t-il, comment avez-vous put ne rien me dire. Je croyais pourtant que vous me faisiez confiance. Pourquoi vous ne m'avez pas dit que vous connaissiez ce gars ?
- Booth. Ce n'est pas par rapport à vous, c'est juste que... C'est assez compliqué en fait. Asseyez-vous. Je vais nous faire du café avant de vous expliquer.
Il sembla se calmer un peu puis s'installa sur le canapé. Je partis dans la cuisine et mis la cafetière en route. Mais contrairement à mon habitude je ne retournai pas voir Booth pendant qu'il coulait. J'avais besoin de reprendre mes esprits. Comment allais-je lui annoncer cela? J'avais peur de sa réaction et en même temps je sentais que j'avais besoin d'en parler. Le bip annonçant que le café était prêt me fit sursauter. Je servis deux tasses et retournai dans le salon. Je vis immédiatement que le comportement de mon partenaire avait changé. Il me regardait avec une lueur de... non je ne rêvais pas, il y avait de la pitié dans sons regard. Il n'avait pas osé quand même. Il ne pouvait pas avoir fait ça. Je remarquai que le carnet avait changé de place. Voyant la direction de mon regard il jugea bon de s'excuser.
- Bones, je ...
- Dehors.
- Quoi ?
- Allez-vous-en. Vous n'aviez pas le droit de faire ça. C'était privé. Dehors. Partez, je ne veux plus vous voir. Dégagez de chez moi.
Il ne broncha pas. Il se contenta de prendre sa veste et de s'excuser encore une fois. Lorsque la porte se ferma j'éclatai en sanglots. Je ne pouvais pas croire ce qu'il avait fait. Un journal intime c'est personnel. Ce n'est pas fait pour que n'importe qui le lise bon sang. Il devrait le savoir.

Mais d'un autre côté j'étais contente qu'il sache. J'avais enfin quelqu'un à qui en parler... Enfin, quand je lui aurais pardonné. Je me saisis alors de mon journal et l'ouvrit pour me rafraichir la mémoire et vérifier ce que Booth avait réellement appris.


___ TBC... ___


# Posté le jeudi 04 septembre 2008 08:49

Modifié le jeudi 19 février 2009 13:41