Booth était complètement abasourdi par ce que venait de lui déballer Temperance. Il se leva et fit le tour de l'appartement le temps de retrouver ses esprits. Brennan était restée figée sur le canapé attendant avec angoisse la réaction de son amant d'une nuit.
Celui-ci justement s'apprêtait à revenir la voir lorsque son portable sonna. Il grinça des dents se disant que c'était sûrement Cullen qui l'appelait au sujet de l'aéroport mais quand il vit le nom de Rebecca apparaître il pensa immédiatement à son fils et il s'empressa de décrocher.
- Booth
- Seeley, c'est Rebecca. Je...Je...
- Becca, calme toi et dis moi ce qu'il se passe.
- C'est Parker. Il a disparu...
- Comment ça Parker a disparu ?? hurla l'agent.
Brennan sursauta en l'entendant crier. Cela eu pour effet de la sortir de ses pensées tandis que Booth essayait de se reprendre : - J'arrive. L'entendit-elle dire. Il se dirigea alors vers le porte- manteau et prit sa veste. Quand il vit la jeune femme s'approcher il se tourna vers elle : - Bones je suis désolé. Parker a été enlevé et je ... Je vais voir Rebecca.
- Je viens avec toi.
- Merci.
Elle lui sourit et ils se hâtèrent vers le SUV de Booth. Celui-ci alluma la sirène et se dirigea à toute vitesse en direction du FBI où Rebecca l'attendait dans son bureau.
Arrivés à destination, ils montèrent les marches quatre à quatre n'ayant pas la patience d'attendre l'ascenseur. Dès qu'elle l'aperçut, Rebecca s'effondra dans les bras de son ancien amant et éclata en sanglots.
- Seeley. Je suis désolée. Je l'ai lâché des yeux à peine une minute pour répondre au téléphone et il n'était plus là.
Booth essaya de la réconforter :- Ce n'est pas de ta faute. Ne t'inquiète pas, on va le retrouver sain et sauf.
Mais l'agent lui-même avait du mal à croire ce qu'il disait. Brennan s'approcha :- Mais je croyais qu'il avait été enlevé. Comment êtes vous sûre qu'il ne s'est pas tout simplement perdu ?
Rebecca s'assit sur la chaise la plus proche et leur expliqua tout depuis le début :
- Je l'avais emmené à la fête foraine. Il avait tellement envie d'y aller. Il m'a supplié pour avoir une barbapapa alors je lui en ai achetée une. Et après il a voulu faire un tour de manège. J'ai accepté. Il est monté dans le vaisseau spatial qui s'envole. Il était content car pour une fois il était tout seul dedans. Il avait juste sa barbapapa pour lui tenir compagnie. Le manège s'est mis en marche et je le suivais des yeux et lui faisais coucou à chaque passage comme d'habitude. Puis mon portable a sonné et je me suis un peu éloignée pour répondre. Mais il n'y avait personne au bout du fil. Et quand je suis revenu vers le manège il s'est arrêté. J'ai appelé Parker mais il n'arrivait pas. Alors je l'ai cherché, cherché. Jusqu'à ce qu'une maman m'appelle et me dise qu'elle avait trouvé quelque chose sur le siège du vaisseau. Elle m'a alors tendu une feuille et le bâton de barbapapa. Et quand j'ai fini de lire la lettre je t'ai appelé et... Je m'en veux tellement si vous saviez.
Booth essaya de raisonner rationnellement :- Bon, je pense qu'on t'a appelé pour te distraire. C'était sûrement une ruse pour t'éloigner du manège.
- On a qu'à donner votre portable à Jack et il retrouvera surement de quel endroit on vous a appelé, proposa Brennan.
- Très bonne idée. Je lui apporte aussi la lettre pour voir s'il y a des empreintes, approuva l'agent du FBI.
- J'y vais, fit la scientifique.
- Hep hep hep. Je vous rappelle que vous avez démissionné madame l'anthropologue, Booth essayait de se rassurer en faisant de l'humour mais ça ne marchait pas vraiment. Il ajouta à l'intention de partenaire : Et jusqu'à nouvel ordre tu ne vas nulle part sans moi.
- Et je fais quoi moi ? se manifesta Rebecca.
- Tu m'attends ici.
- Quoi ?? Mais je vais devenir folle à tourner en rond dans ton bureau en me faisant du mauvais sang.
- Possible mais tu ne peux rien faire pour nous aider. Je te tiendrai au courant. Voyant que la jeune femme s'apprêter à pleurer une fois de plus il la rassura : Becca, ne t'inquiète pas. On va le retrouver. Je te le promets.
Celle-ci hocha la tête en se mordant la lèvre pour faire barrage à ses larmes.
Une fois arrivé au Jeffersonian, l'agent du FBI se précipita sur la plateforme sans passer son badge ce qui déclencha évidemment l'alarme. A ce bruit Camille sortit de son bureau pour voir ce qui se passait. Booth, lui, s'empressa de donner le téléphone à Jack et il tendit la lettre à Angela qui la lu à haute voix :
« Hey'Mama
Surtout ne pleure pas
Au lieu de ça
Si tu tiens à moi
Appelle vite Papa.
Parker. »
- Qu'est-ce que c'est que ça ? demanda l'artiste.
- Parker a été enlevé. J'ai besoin que vous me trouviez tout ce qui peut aider sur ce morceau de papier. Et Jack, il faut que vous trouviez d'où a été passé le dernier appel qu'a reçu ce portable.
Ils hochèrent la tête et se mirent au travail.
- Seeley ? Ca va ?
- Ha Camille. Nan ça ne va pas vraiment.
- Que se passe-t-il ?
- Parker a disparu.
- Oh mon Dieu ! Je suis désolée, fit-elle en le prenant dans ses bras.
A ce moment là, Brennan qui était restée muette jusqu'à maintenant, se précipita aux toilettes. Booth repoussa alors son ex et se rua à la suite de sa partenaire tandis qu'Angela et Hodgins poursuivaient activement leurs recherches.
- Bones ? Ca va ? Elle se passait de l'eau sur le visage :
- Oui ça va. C'est juste ... Les nausées matinales, mentit-elle alors qu'une larme roulait sur sa joue.
- Bones, je ... Son partenaire s'approcha d'elle mais il fut :
- Boooooooth !!! J'ai trouvé !!! hurla Hodgins.
Les deux partenaires se précipitèrent aussitôt sur la plateforme.
- L'appel a été passé d'une cabine téléphonique sur la 13ème rue.
- En route Bones !
- J'arrive.
Et ils partirent tous les deux en courant.
Booth avait allumé la sirène et roulait à toute vitesse dans les rues de Washington. Ce qui faisait pâlir (ou plutôt verdir) sa passagère un peu plus chaque minute.
Arrivé près de la cabine téléphonique, l'agent se rua à l'intérieur : le téléphone était décroché et un message était écrit sur un papier scotché aux vitres. Booth l'arracha et jura. Le papier était signé Dr Jones mais à par ça, rien n'était compréhensible. Ce n'était qu'une série de chiffres. L'agent se laissa glisser par terre et des larmes lui montèrent aux yeux quand il pensa à son fils qui était en danger. Brennan s'approcha doucement de lui :
- Seeley... Ca va aller. On va le retrouver ne t'inquiète pas.
Sans un mot Booth lui montra le mot.
– On va l'apporter à Zack et Hodgins, ils trouveront sûrement ce que ça signifie.
Toujours en silence l'homme acquiesça et se dirigea machinalement vers son SUV.
Le trajet se fit aussi vite que celui de l'aller et Brennan avait de plus en plus de mal à retenir ses nausées.
De retour à l'institut, Booth courut vers Zack et lui ordonna de, je cite, « Faire marcher sa cervelle de fouine pour décoder ce charabia. » Ce que le jeune anthropologue fit immédiatement sans poser de question.
Brennan qui avait péniblement suivit son partenaire s'effondra sur la chaise la plus proche et tenta de raisonner calmement :
- C'est signé Dr Jones, ce nom te dis quelque chose Booth ? L'agent essaya de réfléchir tout en faisant les cent pas :
- Dr Jones, Dr Jones, Dr Jones... Ne faisait-il que répéter, ça me fait penser...
Il se précipita sur l'ordinateur à sa droite et tapa les mots « Troy Bald ».
- Mais bien sûr, fit-il en voyant le résultat de sa recherche.
- Qui est-ce, demanda Angela.
- Ma première enquête. Le premier homme que j'ai envoyé en prison. Il enlevait des jeunes filles et jouait au chirurgien esthétique sur elles avant de les tuer. Et il signait toujours ses crimes du pseudo « Dr Jones. »
Pendant que l'agent parlait, Angela avait fait quelques comparaisons :
- C'est la même écriture sur la lettre et le message. Et je viens de comparer avec le fichier du FBI, c'est bien l'écriture de ce Bald.
A peine avait-elle finit sa phrase que Zack se rua vers elle :
- Passe-moi ton portable.
- Pardon ?
- Donne-moi ton portable, je crois que j'ai trouvé ! S'impatienta le jeune anthropologue. Il arracha le téléphone des mains d'Angela qui venait de le sortir de sa poche. Il tapa sur les touches et montra le résultat à Booth : « agent booth votre chair se trouve au coté des amis de ratatouille. Mais attention vous n'avez que –d heures. Home luck. »
L'agent lut cela avec attention : « Très bien mais ça veut dire quoi –d heures et puis home luck ? » Pour une fois Brennan avait compris avant son partenaire :
« - Je pense que –d reste 13 et home doit vouloir dire good si on regarde bien les lettres. Tu as compris ?
- Qu'il ne me reste que treize heures pour retrouver mon fils ? Oui j'avais saisi merci ! Mais ça ne me dit pas où il se trouve.
- Euh, je crois savoir où il est, se manifesta Hodgins, d'après le message il se trouve « au coté des amis de Ratatouille », ça ne vous dit rien ?
Booth se frappa le front : « Les égouts... Bien sûr ! ». Il attrapa sa partenaire par la manche et l'entraîna hors de l'Institut direction les égouts de la Dixième rue.
- Seeley, tu m'expliques ? Ca veut dire quoi « les égouts » ?
- Le dernier crime de Bald s'est déroulé dans les souterrains de la ville. Je l'ai arrêté dans les égouts de la Dixième rue justement.
- Et en quoi le message t'as permis de te le rappeler ?
- Bones, Ratatouille voyons!
- Ratatouille ?
- Mais oui le petit rat de Disney. Ce dessin animé a fait un carton ! D'ailleurs Parker l'a adoré, ajouta l'agent et au même moment un voile de tristesse lui passa devant les yeux.
- D'accord, fit tout simplement Brennan alors qu'ils arrivaient au dessus d'une bouche d'égout. N'ayant pas la patience d'attendre des renforts, Booth arrêta un passant et le chargea d'avertir le FBI pendant que lui et son anthropologue descendaient.
Une fois en bas de l'échelle, les deux jeunes gens se dirigèrent dans l'obscurité se repérant grâce aux murs. Tout à coup Booth sursauta. Il avait entendu un bruit derrière lui. Il se retourna et vit sa partenaire courbée en deux, les mains sur le ventre et en train de vomir.
- Bones ça va ?
- Oui, oui. C'est juste ... l'odeur... articula-t-elle entre deux spasmes. L'agent se redressa soudainement.
- Tiens, prends ça, fit-il en lui tendant un mouchoir. Puis il se dirigea vers l'endroit d'où s'échappaient des cris.
Booth qui avait reconnu la voix de son fils courut à en perdre haleine jusqu'à lui. Il le détacha et le serra aussi fort qu'il le put dans ses bras :
- Oh mon bonhomme ! Tu vas bien ? J'ai eu si peur !
- Hahaha ! (rire diabolique ou sadique, au choix) Comme c'est touchant, le père et le fils réunit une dernière fois avant de mourir ensemble.
Par réflexe l'agent du FBI porta la main à sa ceinture mais stoppa son geste lorsqu'il sentit le contact froid d'une arme sur sa tempe, mais ce qui le toucha le plus ce fut les yeux de Parker. Le pauvre était terrifié.
- Alors agent Booth. Qui vais-je tuer en premier ? J'hésite vraiment, même si j'ai déjà ma petite idée, fit « Dr Jones » en s'approchant du petit blondinet.
- Ne le touchez pas ! murmura Booth entre ses dents.
- Oh, mais pas de souci. Je n'ai pas besoin de le toucher pour le tuer. Regarde.
Bald pointa son arme sur un Parker tremblant de peur tout en posant un couteau sur la gorge de son prisonnier :
- Alors bonhomme, il est temps de dire au revoir à son Papa...
- Parker ! hurla celui-ci. Mais son cri fut couvert par la détonation d'une arme à feu...
Bald s'écroula. Il venait de recevoir trois balles en plein c½ur. L'agent du FBI se précipita vers son fils qui était pétrifié par la scène qui venait de se dérouler sous ses yeux. Booth le prit dans ses bras et s'avança vers Brennan qui était restée figée une arme à la main.
- Bones... fit doucement son partenaire en lui prenant le pistolet. Tout va bien. C'est fini.
Oui c'était bel et bien fini. Mais Brennan avait eu tellement peur qu'elle éclata en sanglots et se laissa lentement tomber sur le sol. Elle pleura longuement accroupie par terre ce qui lui permit de laisser la pression s'évacuer. Booth, ne pouvant pas faire grand-chose avec Parker cramponné à son cou, se contenta de poser une main rassurante sur l'épaule de la jeune femme. Il savait que ça suffirait à lui montrer qui était là.
Quinze minutes plus tard les secours arrivèrent enfin. Parker s'était endormi contre son père et Brennan sécha ses dernières larmes. Elle se releva et fut prise en charge par un ambulancier tout comme son partenaire.
A l'hôpital, la jeune femme dormait profondément, épuisée par les événements de la journée. Booth était adossé au mur de la chambre et la regardait. Il allait bien contrairement à son fils qui était en état de choc. Parker n'avait pas décroché un mot depuis la scène dans les égouts. Booth était restait auprès de lui mais en ce moment il dormait et l'agent avait besoin de voir comment allait sa Bones. Il était perdu dans ses pensées, ses yeux divaguant partout dans la pièce. Ils se posèrent finalement sur le visage de Brennan et glissèrent inconsciemment sur son ventre légèrement rebondi. A ce moment-là Booth revint à la réalité et s'assit sur le fauteuil à côté du lit de sa partenaire. Il lui prit la main et la porta à ses lèvres ce qui la réveilla. Le jeune femme ouvrit lentement les yeux et sourit quand elle vit ceux de Booth plongés dans les siens.
- Merci, murmura celui-ci.
- De quoi ?
- De nous avoir sauvés la vie à Parker et moi.
- C'est toi qui m'as donné l'arme et puis ... elle baissa le regard : je n'aurais pas supporté qu'il te tue devant moi.
Booth sourit et lui caressa tendrement la joue.
- Hum, Hum. Les deux partenaires s'éloignèrent brusquement comme s'ils venaient de recevoir une décharge électrique ce qui fit sourire le médecin qui les avaient interrompus.
- Excusez-moi agent Booth mais nous avons un problème avec votre fils. Il s'est réveillé mais il n'a pas voulu parler et il ne fait que hurler sur les infirmières. Je pense qu'il a besoin de vous.
- Bien sûr. Je vais chercher sa mère et j'irai le voir.
- Bonne idée. Booth sortit. Le médecin s'apprêtait à le suivre mais Brennan l'interpella :
- Docteur ?
- Oui.
- Est-ce que je peux sortir ? Je n'en peux plus de rester allongée alors que je ne suis même pas blessée.
- Et bien je pense que vous vous êtes assez reposée... La jeune femme sourit et enleva tous les fils qui l'entouraient... Cependant, dans l'état où vous êtes, je pense que vous feriez mieux d'éviter les émotions fortes.
Brennan le fixa avec un air d'incompréhension : - Comment ça dans l'état où je suis ?
- Voyons Mademoiselle. Il est préférable pour votre enfant que vous restiez tranquille.
- Ha oui. Bien sûr. L'anthropologue quitta son lit avec un petit sourire forcé. Je peux y aller ?
- Tout à fait. Je vais chercher les papiers de sortie pendant que vous vous changez.
Vingt minutes plus tard Temperance était descendue voir Parker. Celui-ci pleurait dans les bras de ses parents. Quand Booth aperçut Brennan il laissa son fils aux mains de Rebecca et se dirigea vers sa partenaire.
- Hey' Bones. Ça va mieux ?
- Je vais très bien. Mais ça n'a pas l'air d'être le cas de Parker. L'agent esquissa un sourire triste :
- Il refuse de parler. Dès que nous lui posons des questions il éclate en sanglots. Et si quelqu'un a le malheur de parler de ce qu'il s'est passé aujourd'hui il hurle. Tout à l'heure des collègues ont essayé de lui demandé ce que Bald lui avait fait mais il a commencé à crier et même à devenir violent. Et il réagit de la même façon avec les médecins et les infirmières, avec Rebecca et aussi avec moi. Je ne sais vraiment pas quoi faire Bones. Je ne le reconnais pas.
L'agent avait vraiment l'air au bout du rouleau et Brennan essaya de le consoler à sa manière : - C'est normal. Il est en état de choc. Il a faillit mourir. Son père aussi. C'est très dur pour lui. Au niveau psychologique surtout. Il faut juste que ...
Booth interrompit la jeune femme d'une voix sèche :- Bones ! J'ai pas besoin que tu me sortes tout ton charabia auquel je ne vais rien comprendre. Les docteurs nous ont déjà tout expliqué.
- Pardon. Je voulais juste que tu comprennes que ...
- C'est bon ! J'ai compris tu sais. Ce n'est pas parce que je ne suis pas un médecin que je suis plus débile que toi.
- Bien sûr. Je suis vraiment désolée d'avoir heurté ton égo surdimensionné. Mais ça te dérange si je vais parler à ton fils ?
- Oui ça me dérange. Il n'a pas besoin d'entendre les déblatérations d'une anthropologue qui a horreur des gosses. Il a besoin de gens qui le comprennent. Et sans vouloir te blesser, je ne crois pas que ce soit ton cas, conclut l'agent.
Mais s'il n'avait pas voulut blesser Brennan c'était raté car celle-ci s'éloigna de lui les yeux brillants de larmes :
- Très bien, j'ai compris. Je suis de trop. Pardon de vous avoir dérangé toi et Rebecca. Je suis sûre que savez exactement ce qu'il se passe dans la tête de Parker. Après tout c'est vous ses parents. Moi je suis juste une pauvre anthropologue qui ne sait parler qu'aux squelettes. Bonne chance à ton fils. Car ce n'est pas en le stressant de cette façon qu'il va se remettre. Sur ce je m'en vais. Et encore pardon d'exister.
Elle tourna les talons et partit.
Booth ne fit même pas un geste pour la retenir. Il en avait ras le bol. Cette femme le rendait fou. A chaque fois qu'ils discutaient, ça partait en live à cause d'une connerie qu'il avait dit. Mais Dieu sait qu'il l'aimait cette femme... Cependant il avait autre chose en tête et il se dit qu'elle finirait bien par revenir.
D'ailleurs celle-ci s'était seulement éloignée de quelques mètres. Elle ne voulait pas parler à l'homme qui occupait son esprit mais à son fils. Elle attendit que ses parents partent prendre un café pour entrer dans la chambre de Parker :
- Hey' champion, tu te souviens de moi ? fit-elle doucement en s'asseyant près de l'enfant qui hocha la tête.
- Alors écoute-moi. Tu ne parleras que quand tu te sentiras prêt. D'accord ?
Parker leva ses yeux humides vers l'anthropologue et l'écouta attentivement.
- Voilà. Le fait est que je sais ce que tu ressens bonhomme. J'ai été dans la même situation que toi lorsque j'avais à peu près ton âge. Moi non plus je ne voulais plus parler à personne. Je ne te demanderai pas ce que cet homme t'a fait ou dit mais si tu a besoin de parler je serai là. Je sais que c'est dur. Je sais que tu as eu terriblement peur pour ton papa. Je sais que tu as eu peur de ne plus revoir ta maman. Mais maintenant c'est fini tout ça. Tu as ta maman près de toi, ton papa va bien et le méchant ne pourra plus jamais te faire de mal. Maintenant tout le monde veut t'aider mais je sais que ce n'est pas aussi simple.
Le petit garçon, de plus en plus intéressé par ce que lui racontait Brennan, ouvrit la bouche et parla pour la première fois depuis l'incident.
- Comment tu sais ?
- Et bien, quand j'avais dix ans, un vilain monsieur est venu chez moi. Il nous a emmenés, moi et ma meilleure amie, dans un endroit qu'on ne connaissait pas. Il faisait très noir et on avait très peur. L'homme a été très méchant avec nous deux. Heureusement mon grand frère a fini par nous retrouver. Seulement il était trop tard pour mon amie et je ne l'ai ... plus jamais revue. Après ça j'étais comme toi, en état de choc. Je ne voulais plus voir personne et je n'ai pas dit un mot pendant un mois entier. Et puis j'ai rencontré quelqu'un. Quelqu'un qui a su trouver les mots et qui a pu m'aider. Alors je voulais te dire que je pouvais être cette personne, que je pouvais t'aider et surtout t'écouter. Car il n'est pas bon de garder tout ce que tu as vécu pour toi. Je sais que tu as besoin de parler à quelqu'un.
Pendant le récit de la jeune femme, Parker avait les yeux remplis de larmes et quand elle s'arrêta de parler il se réfugia dans ses bras pour éclater en sanglots.
Brennan, légèrement surprise se reprit vite et commença à le bercer doucement.
- Chuuuuuuuuuuut. Ça va aller champion. Tout va bien.
- Je... Dr Jones, il... Il a dit que... mon papa et ma maman...ils ne m'aimaient pas...hoqueta le petit garçon, il a dit que... mon papa il allait m'abandonner et que... je les reverrai plus jamais. Et il a dit que de toute façon...si mon papa il venait me chercher et bah...il a dit qu'il nous tuerait tous les deux.
Parker se blottit un peu plus dans les bras de Brennan qui le serra tout en lui chuchotant des paroles de réconfort.
Booth qui avait assisté à la scène depuis le début du récit de l'anthropologue avait les larmes aux yeux et Rebecca qui avait entendu les paroles de son fils sanglotait dans les bras de l'agent.
Brennan leva les yeux et vit qu'on la regardait. Elle prit Parker dans ses bras et alla le donner à ses parents puis elle se dirigea vers la sortie.
Booth laissa son fils à sa mère et tenta de rattraper l'anthropologue.
- Bones ! Attends ! Bo... Temperance ! Il lui attrapa finalement le bras et se retrouva face à une Bones en larmes. Son premier réflexe fut de la serrer très fort contre lui. La jeune femme se laissa faire et sanglota longuement sur l'épaule de son coéquipier.
Dix minutes plus tard, les deux partenaires étaient assis à la cafétéria de l'hôpital.
- Pourquoi tu ne m'en as jamais parlé ? Questionna Booth.
- Ca fait partie de mon passé. Ce sont des souvenirs que je n'aime pas me rappeler.
- C'était qui la personne qui t'a aidée à t'en sortir ?
- Ma cousine Jenny.
- Tu as une cousine ???
- Oui, c'était la fille de la s½ur de ma mère. On se voyait souvent à l'époque.
- Tu n'as jamais cherché à reprendre contact avec elle ?
- On s'envoie des lettres de temps en temps. Elle a été agent du NCIS puis elle est devenue directrice. Mais elle a prit sa retraite pour aller vivre au Mexique avec son mari. (cf la fic Vacances.)
- Jenny Gibbs ? C'est ta cousine ?
- Tu la connais ?
- De vue seulement. Il faut dire que ça avait fait parler la directrice du NCIS qui se marie avec un de ses agents. D'ailleurs, je ne sors plus avec Cam depuis... Booth s'interrompit. Brennan avait la tête entre ses mains : Bones ça va ?
- Je... J'ai la tête qui tourne.
- Viens on va chercher un médecin.
- Non c'est bon, Ne ... l'agent eut à peine le temps de faire le tour de la table que la jeune femme s'écroula dans ses bras.
Une heure plus tard, Brennan se réveilla encore une fois dans un lit d'hôpital. Mais ce coup-ci Booth n'était pas là. A sa place se trouvait une infirmière qui sourit en voyant que la jeune femme était réveillée.
- Vous vous sentez mieux ?
- Je ... oui. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Rien de grave, juste un petit vertige. Sûrement à cause de votre grossesse. Vous devriez vous reposer un peu.
- Je vais essayer.
- Bien je vais prévenir le médecin que vous êtes de retour parmi nous. Il passera quand il aura un moment.
- D'accord.
Brennan s'assit dans le lit et son regard se perdit dans le mur blanc de la pièce. Elle fut interrompue dans ses pensées par un énième
- Booooones ! Ca va ? Celle-ci leva les yeux vers Booth qui s'assit sur le lit.
- J'ai eu peur, fit-elle.
- Peur ? De quoi ?
- De te perdre. Dans les égouts. Et comme tu n'étais pas là à mon réveil. Je... J'ai cru que tu m'avais abandonnée.
- Hey, fallait pas t'inquiéter comme ça. Je suis juste allé demander au médecin comment vous alliez toi et le bébé. Et comme il m'a répondu que tout allait bien, je suis allé dire à Parker qu'il allait bientôt être grand frère.
- Vraiment ?
- Vraiment. Quand tu t'es évanouie dans mes bras, j'ai réalisé que je ne pouvais pas vivre sans toi. Avec Parker tu es la personne la plus importante à mes yeux et je ne veux jamais te perdre. Je veux être là quand tu mettras notre enfant au monde et je veux qu'on l'élève ensemble.
- Oh mon Dieu. Je suis si heureuse. Elle se jeta dans les bras de son amant.
- Je t'aime tellement Seeley ! lui chuchota-t-elle à l'oreille.
- Moi aussi je t'aime MA Bones.
Et voilà pour la dernière partie de cette fic !! Je ne suis vraiment pas fière de la fin mais bon... N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé et RDV à l'
épilogue !!!
Encore merci à
toi d'avOir mis le 1900°cOm